Première demie heure d'assauts....
Les coéquipiers de Thierry Henry rentraient bien mieux dans le match que les Madrilènes acculés par les coups de boutoir catalans...Des hors-jeux signalés a l'encontre de l'international tricolore réflétaient la bonne mise en place défensive des rojiblancos. Mais a la demie heure de jeu, Xavi, depuis le côté droit, expédiait un centre milimétré, que Ronaldinho-très moyen jusque là- reprenait d'un retourné acrobatique imparable pour un Abbiati masqué.(0/1,29ème)
Fin de première mi temps grandiose....
Le but de la star brésilienne, au lieu de faire douter les joueurs rouges et blancs, sonnait comme un réveil...après avoir cassé les reins d'un Gabriel Milito bien mal inspiré, Sergio Agüero prenait sa chance des 20m. Sa frappe, contrée par le capitaine adverse, Carles Puyol trompait totalement Victor Valdes(1/1,35ème).
Six minutes après le but Catalan donc, un réveil important et rapide....d'autant que six minutes plus tard, Agüero, cerné par Abidal et Milito glissait un ballon dans le dos de la défense pour Maxi Rodriguez, qui croisait parfaitement sa frappe au second poteau d'un Valdes, toujours aussi impuissant(2/1,41ème).
Le Stade Vicente Calderon acclamait ses troupes et rugissait de plaisir en accompagnant ses protégés jusqu'au vestaire...
Retour des vestaires intense...
Les joueurs refaisaient leur apparition sous l'ovation continue des socios...et sept petites minutes après le coup d'envoi de la seconde période, Kün manquait d'inspiration en frappant avec un angle fermé, oubliant son capitaine esseulé au second poteau. Les équipes se rendaient alors coups pour coups et le Barça passait un frisson dans le stade quand Ronaldinho expédiait son coup franc au ras de la transversale d'Abbitati.
La délivrance...
A l'heure de jeu, Kün allait pour contrôler le ballon dans la surface de réparation, mais bousculé par Puyol, l'argentin s'effrondrait et l'arbitre sifflait pénalty, a juste titre...Forlan ne tremblait pas et trompait Victor Valdes a contre pied, sur sa gauche(3/1,61ème). Trois minutes plus tard, le portier italien de l'Atlético se mettait en évidence en effectuant une parade excpetionnelle sur une frappe a bout portant de Samuel Eto'o...
Dix minutes après avoir fait le break, l'Atlético consolidait son avance. Puyol était dépossédé du ballon par un Kün intenable, qui faisait tourer en bourrique Zambrotta et ne laissait encore aucune chance a Valdes(4/1,70ème).
Fin de match libre!
L'avance de trois buts était conséquente donc mais trois minutes après avoir fait le break, les rojiblancos étaient rejoints: après une première intervention d'Abbiati sur une incursion de Henry, Eto'o reprenait mollement un ballon de l'entrée de la surface qui surprenait Pablo, le ballon passant entre les jambes de celui-çi.(4/2,73ème). Les catalans tentaient de pousser, en vain. Comme quoi, des errements défensifs peuvent coûter cher, très cher même, l'Atlético en ayant fait les frais la semaine passée a Reyno de Navarra, contre Osasuna.
Le dernier moment important de la rencontre était l'ovation ô combien méritée pour Sergio Agüero, artisan principal de la déroute catalane, puisque impliqué sur les quatre buts...
L'Atlético surprenait bien hier soir, dans son arène de Calderon. Après avoir été mené, les Madrilènes ont mis en route une machine de guerre, inarrêtable et destructrice au possible nommé "Kün". Le joueur de 20 ans a fait chuter a lui seul le bloc Catalan, pourtant en forme, et sort provisoirement son club d'une longue crise dans laquelle il était enlisé.
On peut également constater que l'Atlético souffre d'une certaine Kün-dépendance....
